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Fabriquer un daiza
avec Maïc |
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Les suisekis se présentent soit sur des plateaux
sans trous qu'on appelle des suibans, soit sur des présentoirs
dont la forme est totalement adaptée à la forme
de la pierre et qu'on appelle un daïza.
Maïc vous explique comment créer un Daïza: |
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Présentation de la pierre
Voici une pierre trouvée dans les Alpes de Haute Provence.
face choisie pour l'avant |
Vue de l'arrière |
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Vue d'en dessous
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J'ai classé cette pierre dans "les pierres côtières".
J'y vois une falaise avec des grottes.
Je l'ai baptisée "les orgues de la mer" ; j'imagine
le vent s'engouffrant dans les grottes, le chant des mouettes
et le grondement régulier du ressac.
J'ai donné un socle à cette pierre ; c'est ma
3ème réalisation, alors que je n'avais jamais sculpté
un bout de bois auparavent.
J'espère donner l'envie à d'autres passionnés
de suiseki.
Je n'ai pas imaginé la mer avec quelques vagues qui
auraient alourdi le socle ; par contre, un suiban conviendrait.
Le suiban est une coupe, comme pour les bonsaï. Il doit
être assez plat et 2 fois 1/2 plus long que la pierre.
Il est rempli de sable sur lequel la pierre est posée
selon certaines règles pour une bonne disposition. |
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Outils utilisés
- des gouges et ciseaux à bois
- une fraiseuse (Dremel par ex.) avec des têtes de fraisage
et de défonçage
- une scie sauteuse ou à ruban (pour découper le
pourtour du socle)
ou une scie à chantourner
- un crayon papier et du papier carbone
Voilà pour l'essentiel.
Pour des socles de grandes dimensions, une
défonceuse pour creuser le bois, en remplacement des gouges.
Bien sûr, ne pas négliger notre
protection par le port de gants renforcés, de masques
ou lunettes de protection. |
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Première phase :
Je découpe une planche un peu plus grande que la pierre.
Les fruitiers (merisier - poirier etc..) sont des bois pas trop
durs à travailler et aux fibres assez fines, pour une
bonne finition.
Après avoir tracé le pourtour de la pierre sur
le bois à l'aide d'un crayon de papier, il s'agit d'enfoncer
la pierre à la hauteur désirée : celle qui
met le plus en valeur la pierre.
Dans un premier temps, je travaille à la gouge.
Face avant |
Face arrière  |
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Il faut être très attentif pour découper
le bois au plus près de la pierre ; trop de bois enlevé
ferait un "jour" disgracieux.

Une fois le pourtour intérieur bien délimité,
j'utilise Dremel et rouleaux de ponçage pour un travail
propre et net. |
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Deuxième phase
Comme la plupart des pierres, celle-ci n'a pas une base complètement
plate. La partie droite de la pierre est plus haute.
il a donc fallu enfoncer un peu plus la pierre pour que toute
la base de la pierre touche le bois.
Ensuite, le bois est remis à niveau pour les parties qui
se trouvent, du coup, trop enfoncées.
Un 2ème tracé au crayon sur le bois délimite
une petite une petite bande de 2 à 3 mm.
Le but est de réaliser un petit mur ou bordure tout autour
de la pierre ; il doit respecter exactement le pourtour de la
pierre et ses différents niveaux.
Un 3ème tracé est réalisé et suivi
pour la découpe de la planche. Il est plus ou moins éloigné
du contour de la pierre, selon le style de daïza choisi.
J'ai réalisé un 2ème mur ou marche, à
droite de cette photo.
Le but est de casser une trop grande hauteur de bois qui alourdit
la forme du daïza |
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Troisième phase :
Pour cette pierre, longue et plate, le daïza doit être
beaucoup plus mince.
Il a donc fallu supprimer toute la partie hachée :
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Quatrième phase :
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Le socle est affiné et poncé, au plus
près de la pierre :

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Cinquième phase :
Le moment de déterminer la position des pieds est venu.
Un pied obligatoire pour chaque extrémité, si non,
la pierre donnerait l'impression d'être suspendue,
puis, un pied pour chaque point fort de la pierre. Pour cette
pierre, je suis gâtée : |
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Résultat :
Etant donné le nombre de pieds, ils doivent être
discrets.
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Sixième phase :
Le socle doit être poncé avec soin, une bonne
finition en dépend.
Le ponçage s'effectue en utilisant de la toile émeri
au grains de plus en plus fins. On termine avec de la laine d'acier
N°0
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Septième phase :
La teinte du bois :
Une couche de bouche pores pour unifier la surface du bois et
léger égrenage.
A l'aide d'un pinceau, étalage de la teinte choisie.
Elle se passe souvent en plusieurs couches avec léger
égrenage entre chaque.
Pour ce socle, j'ai joué avec deux teintes, ébène
et acajou.
J'ai choisie une finition cirée :
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